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Après avoir connu le grand déclin
des années 50 et 60 comme partout ailleurs au Québec,
l'agriculture madelinienne a trouvé un certain regain
au cours des années 1980 avec le développement
de la culture maraîchère en sol et en serre. La
production de bovins de boucherie reste plutôt importante
pour l'archipel malgré la fermeture de l'abattoir alors
que l'arrivée d'un producteur avicole au cours de la même
décennie a permis aux Îles de la Madeleine d'atteindre
l'autosuffisance en oeufs. Quelques productions spécialisées
et à petite échelle ont vu le jour au cours des
dernières années.
L'agriculture demeure cependant
une activité marginale avec une quarantaine de producteurs
souvent à temps partiel et des retombées évaluées
à près d'un million de dollars. Le manque de protection
des terres est l'un des principaux freins au développement
agricole. Quoique restreint, le secteur agricole garde toutefois
un bon potentiel de développement. Quelques projets majeurs
pourraient voir le jour au cours des prochaines années,
à condition que des ressources humaines et des investissements
financiers y soient affectés de façon rationnelle
et concertée. L'importance de ces projets réside
non pas tant dans leur envergure que dans les retombées
qu'ils risquent de générer dans tout le secteur.
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